Revenge Porn ou vengeance porno : Comment réagir ?

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Dans un couple, il arrive que l’on se laisse tenter par la séance de poses nu pour pimenter la relation. Le temps passe et la relation se termine. Sauf que les photos ou vidéos ressortent sur le net sans votre consentement. C’est la vengeance pornographique. La variante est celle des sextos envoyés à un partenaire éloigné pour maintenir le désir. Un militaire, un commercial, etc. C’est ce genre de contenu qui est le plus diffusé une fois la relation terminée.

Simplement se venger

Le nom de vengeance pornographique porte bien son nom. Elle prend sa source lors d’un conflit, d’une séparation mouvementée ou d’une infidélité. La personne souhaitant diffuser le contenu trouvera aisément des sites ou des plateformes pour accueillir les photos et vidéos du partenaire qui l’a éconduit. Les plus mal intentionnés se permettent même de rajouter votre nom et prénom, votre adresse et votre page sur les réseaux sociaux. Même des célébrités sont victimes de cet engouement pour la diffusion de contenu intime.

Comment réagir ?

Si vous êtes concernés par ce phénomène, l’objectif est de cibler celui ou celle qui a diffusé les images et négocier pour qu’il les retire. Vous pouvez aussi contacter le webmaster du site qui héberge vos images et lui demander de retirer le contenu de son site. La démarche est longue et bien souvent les photos passent de site en site ce qui rend la tâche d’autant plus ardue.

De façon plus agressive, il y a les tribunaux. Vous devez multiplier les démarches et attendre souvent de longs mois avant que votre dossier ne soit entendu. Cela a un coût et rendra votre dossier public, attention aux dommages collatéraux. Le danger est qu’un membre de votre famille ou un proche tombe sur les photos.

La loi s’en mêle

De plus en plus de victimes dont certaines célébrités tentent de faire bouger les lois en demandant plus de responsabilités envers les sites internet qui publient ces photos. Plusieurs pays dont les états unis interviennent pour criminaliser ce que l’on nomme désormais le « viol électronique » avec des amendes et même des peines de prison. Il faut ici s’entourer d’avocats ou de conseils juridiques bien au fait de cette pratique, car des failles existent comme dans toutes les lois.

Condamnation

Un américain de 27 ans, hébergeait sur son site internet lié à la vengeance pornographique, près de 10 000 contenus pornographiques. Il a été reconnu coupable de 27 chefs d’accusation. Le malin proposait des abonnements à ses visiteurs et pire, il monnayait les demandes de retrait des photos et vidéos. Il risque jusqu’à 20 ans de prison. Un Français a été obligé de payer 39 000 € de dommages-intérêts à son ex-compagne et une mineure s’est vu attribuer la coquette somme de 385 000 € pour du contenu diffusé sans son autorisation.

Lutter en groupe

Des groupes de pression ont vu le jour partout en Europe pour contrer le problème de la vengeance pornographique. L’objectif est de donner une voix à toutes les victimes sans exception. Une Américaine a publié elle-même des photos de nu en expliquant aux victimes qu’elles ne doivent pas avoir honte de leur corps. Elle tente d’expliquer aussi aux visiteurs de ces sites de penser à la femme qu’ils voient et d’imaginer qu’elle se trouve ici, nue sur internet, bien souvent contre son gré.

Le meilleur moyen reste cependant de s’assurer que tout le contenu a été détruit lors de votre séparation. Soyez prudent(e)s et pensez que, même la personne que vous aimez peut devenir malveillante en cas de rupture.

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