Le sexe et l’érotisme sont-ils importants ?

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Tout semble indiquer aujourd’hui que le sexe est au centre de nos préoccupations. Mais qu’en est-il vraiment si on regarde de plus près ?

Tout le monde y va de sa petite astuce pour mettre le sexe et l’érotisme sur le devant de la scène. On retrouve des recettes aphrodisiaques dans les magazines, le mode nous montre des tenues pour être désirable, les romans sont devenus coquins avec 50 nuances de Grey et la pornographie et les sites de rencontres pullulent en ligne. Il est clair que la sexualité a une grande place dans notre quotidien.

Et pourtant

D’après un sondage Ipsos, une grande partie des Français ne met pas la sexualité au plus haut rang des plaisirs que l’on peut prendre. Plus de la moitié d’entre eux pense que la société en général et les médias donnent une trop grande importance au sexe. L’autre moitié pense que l’on peut facilement se passer du sexe au quotidien.

Situation anxiogène

La sexualité est une source de pression notamment chez les hommes. L’idée de la performance et de la réussite se mêle à la nécessité d’aller plus loin et de la bonne manière de faire. Se pose alors la question de la normalité, celle-là même que l’on nous impose au quotidien au moyen de reportages, d’articles et de films. Le sexe devient alors une source d’anxiété et de frustration qui est évidemment le contraire d’une quelconque liberté sexuelle.

Les couples déclarent alors qu’ils ont une baisse de désir tout simplement parce qu’ils n’ont pas la même fréquence de rapports que les autres, il ne trouve pas ça normal de ne pas être attiré par le SM ou l’échangisme ou le libertinage en général puisqu’ils n’ont pas lu la trilogie de Christian Grey. Les couples essayent de calquer leurs ébats sur les professionnels du sexe ou ce qu’on leur montre de partout.

Le désir est source d’érotisme

La baisse de fréquence des relations sexuelles n’est absolument pas le signe d’un échec. À partir du moment où les deux partenaires se sentent bien ensemble et qu’ils n’éprouvent aucune frustration à cet égard, il n’y a aucune raison d’essayer de se calquer sur une quelconque normalité. On a pu noter des cas inverses qui mettent en scène des couples ayant une sexualité très active, mais qui n’en retirent aucune satisfaction. L’amour devient mécanique et il n’y a aucun désir. Si la relation sexuelle n’est pas érotisée, c’est là que l’échec survient. L’acte sexuel est secondaire au désir. Une caresse, un regard ou un baiser peuvent suffire quelquefois à créer du désir plutôt que de se retrouver nus dans la même pièce pour copuler.

La jouissance s’invite au menu

Le sexe est synonyme de jouissance. Ce ne sont pas les habitudes qui tuent la sexualité, c’est plutôt la peur de se montrer sous un jour différent et même de se découvrir soi-même. On se dévoile, mais on se cache aussi derrière l’autre.  « Il ne fait pas le premier pas », « j’ai des problèmes d’érection », « elle ne me désire plus ». La jouissance intervient alors comme une conquête sur soi, nos certitudes, nos peurs et notre fâcheuse habitude à rechercher la sécurité plutôt que la liberté.

Le sexe est une pratique personnelle. On la partage avec un ou plusieurs partenaires et il ne doit être nullement influencé par les médias, la mode ou les autres. Vous devez vivre pleinement votre passion et discuter avec votre partenaire de ce qui vous convient le mieux. Vivez votre sexualité pleinement et prenez du plaisir.

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