Dossier : Les hauts et les bas dans le couple expliqués

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La sexualité donne parfois dans le couple l’image d’une bataille qui est le théâtre de frustration et d’incompréhension qui peut déboucher sur un blocage que seuls une thérapie ou un divorce peuvent résoudre. Mais en prenant conscience des différences biologiques qui existent entre l’homme et la femme, on pourrait éviter beaucoup de désagréments.

Une libido totalement différente

Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu’il existe une différence flagrante dans l’intensité de la libido féminine et la libido masculine. Celle de l’homme est deux à trois fois supérieure à celle de la femme. Prenons un exemple. Une femme se satisfait pleinement d’une relation sexuelle par semaine alors que l’homme a besoin d’un minimum de trois fois par semaine pour être heureux.

Cette différence s’accentue par les valeurs culturelles et éducatives qui encouragent les hommes dans leurs expérimentations sexuelles. Biologiquement parlant, le taux de testostérone qui est considéré comme l’hormone du désir est 10 à 25 fois plus élevé chez l’homme que chez la femme. Mais ça, ni l’un ni l’autre n’y peut rien !

Hommes – La maturité sexuelle chez l’homme se fait vers l’âge de 15 ans. Il va garder cette libido jusqu’à ses 30 ans puis la sentir décliner lentement jusqu’à la fin de sa vie. Là encore, tout s’explique. C’est biologique et c’est la nature qui l’impose. Le désir de l’homme est très fort lors de sa maturité sexuelle tout simplement parce que la qualité de ses spermatozoïdes est la meilleure. Donc, la nature le pousse à procréer. Et comme cette qualité diminue avec le vieillissement, la nature intervient pour diminuer le désir de l’homme et ainsi diminuer également le risque de naissance qui n’arrivent pas à terme ou qui présentent de graves problèmes. La différence majeure par rapport à la femme, c’est que l’homme peut se reproduire tout au long de sa vie.

Femmes – La maturité sexuelle chez la femme la rend simplement capable de se reproduire, mais n’éveille pas le désir ni la capacité à l’orgasme. La différence biologique est évidente : l’homme doit avoir un orgasme pour se reproduire, la femme non. Lors de l’adolescence, un jeune homme va se masturber alors qu’une jeune fille va rêver du prince charmant, de sensualité. Le jeune homme va chercher à découvrir le corps de la femme par n’importe quel moyen alors que la jeune fille cherchera un amoureux avec qui elle aura le désir de se reproduire.

Lorsque l’adolescente deviendra une femme, c’est à ce moment-là qu’elle pourra s’épanouir sexuellement, mais elle aura besoin d’avoir eu des expériences sentimentales, sensuelles et érotiques alors que l’homme s’en désintéresse. On note que l’apogée de la sexualité chez la femme se situe entre 28 et 45 ans. Une mauvaise expérience sexuelle chez la femme la bloquera et va jouer sur son désir. Une mauvaise expérience chez l’homme le perturbera, mais sa libido qui est fortement tributaire de son taux de testostérone, continuera d’être présente.

Quelles sont les répercussions sur la vie sexuelle du couple ?

Ces différences de libido ont des répercussions négatives ou positives sur la vie du couple. L’homme ira droit au but alors que la femme préférera qu’il prenne son temps. Le côté érotique et fleur bleue de la femme se heurtera pleinement à la sexualité de l’homme. Le cerveau de l’homme est saturé de testostérone et veut atteindre l’orgasme. Mais comme l’orgasme est plaisant, il voudra rapidement recommencer cette expérience. La femme quant à elle, se contentera d’érotisme et de romantisme.

Évidemment ce n’est pas une généralité. Il y a des jeunes hommes très romantiques qui sont peu portés sur le sexe et il existe des femmes très portées sur le sexe qui sont même nymphomanes et qui n’ont que faire du romantisme des hommes. Tout cela est bien compliqué !
Les répercussions peuvent être négatives lorsque le sexe devient une monnaie d’échange et de chantage. Lorsque l’homme dira à la femme qu’il « l’aime », c’est que son cerveau lui fait dire et lui envoie un signal qu’il la désire. Par contre lorsque la femme lui répond « moi aussi », elle le pense vraiment sans avoir nécessairement besoin ou envie de sexe.

L’expérience est positive lorsque l’homme et la femme ont conscience de ces différences et les accepte. La femme fait confiance à la libido de l’homme et se sert de cette expérience pour parvenir à l’orgasme. Comme la femme est réceptive aux demandes de l’homme, celui-ci est beaucoup plus enclin au plaisir préliminaire, à la tendresse, à l’affection et la sensualité.

La particularité de la menstruation

Au début d’une relation, l’homme et la femme sont en accord et cette passion est le théâtre d’une sexualité exacerbée qui dure de quelques mois à trois ans. Rapidement, l’homme cesse de séduire sa partenaire tout en voulant garder le bénéfice des rapports sexuels. La femme demande davantage d’engagements de la part de son partenaire pour continuer les rapports. Cette différence est souvent source de conflits. La femme n’est pas réceptive sexuellement de la même manière tout au long de son cycle menstruel. Qu’elle le veuille ou non, les hormones jouent un rôle prépondérant. Certaines femmes ressentent une excitation autour du 10e jour de leur cycle qui favorise la possibilité de reproduction alors que d’autres ont une hausse de libido au début des règles qui est une période infertile.
Si l’homme est attentif aux changements hormonaux de sa partenaire, il découvrira rapidement quel est le bon moment où celle-ci est la plus réceptive et pourra en profiter. Il en acceptera d’autant plus facilement les jours de moindre réceptivité. Au diable les statistiques ! Au lieu d’avoir trois rapports par semaine, il pourra alors envisager six rapports la semaine une, contre un seul rapport la semaine suivante. Là, les cas sont propres à chacun et il est difficile de donner une vision d’ensemble.

Les hommes aussi ont leur cycle

Ils ne sont pas à l’abri des fluctuations de leur libido. On a pu remarquer que les hommes ayant des hauts postes de responsabilité professionnelle ont une libido plus forte que les autres. La différence avec la femme est que si cette dernière est stressée au travail, son désir s’effondre. Lorsqu’un homme a du travail, il est stressé et du coup, il a envie d’un moment de détente corporelle et d’une paix de l’esprit.

Le premier cycle hormonal de l’homme est lié à l’âge. Le taux de testostérone diminue avec le temps et on sait que vers 65 ans, celui-ci représente environ 50 % du taux à 30 ans. Intervient ensuite le cycle des saisons. Ce n’est pas au printemps, mais bel et bien à l’automne que les hommes ressentent une poussée de production de testostérone. Le troisième cycle est mensuel et il est propre à chacun.

Le quatrième cycle est quotidien. Un homme peut avoir des variations énormes du taux de testostérone entre le matin et le soir. L’homme a une très forte excitation le matin qui lui donne ses érections matinales alors que la femme est très reposée. Elle est donc réceptive à la stimulation sexuelle. À méditer.

Le dernier cycle est le plus déroutant : 20 minutes. En effet, les hommes ont trois poussées de production de testostérone à l’heure. Si on fait le calcul de la sorte, les hommes ont trois pensées sexuelles à l’heure ce qui les amène à en avoir plusieurs centaines par semaine !

En ayant connaissance de toutes ces différences biologiques entre les hommes et les femmes, on comprend beaucoup mieux les variations de désir chez l’un et chez l’autre au cours des différentes périodes. Lorsque l’on vit en couple, on doit apprendre à gérer les différences. Et la plus grande différence entre l’homme et la femme est que l’amour stimule la sexualité chez la femme alors que la sexualité stimule l’amour chez l’homme.

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