Le point G obsolète : Découvrez le clitorido-urétro-vaginal

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Cela fait plusieurs décennies qu’on nous parle du fameux point G. Ce « bouton » qu’il suffit de presser pour obtenir l’orgasme à coup sûr. Sauf que jamais personne n’a pu le localiser précisément. Ce serait plutôt une zone floue pour la plupart d’entre nous. Maintenant, on ne l’appelle plus le Point G mais le « complexe clitorido-urétro-vaginal ». Car sa zone se situe sur les territoires de l’urètre, de vagin et du clitoris.

L’origine de l’appellation du point G

Ernst Gräfenberg a été le premier dans les années 50 à expliquer cette sensibilité particulière dans la région vaginale. Elle était probablement liée à l’urètre qui est le mince canal qui permet de vider la vessie. C’est au début des années 80 que l’on surnommera cette zone le point G en l’honneur de son découvreur. Il est situé sur la face intérieure du vagin. Cela devient rapidement une mode et l’endroit miracle pour parvenir à l’orgasme. Beaucoup de chercheurs et scientifiques vont tenter de le cartographier et de l’isoler.

En vain. Régulièrement, de nouvelles études sont publiées prétendant avoir trouvé le fameux « bouton ». Mais cette localisation au millimètre est peu probante. Pour la petite histoire, les chercheurs ayant publié cette étude dans une revue scientifique reconnue ont fait leurs observations à partir de l’autopsie du corps d’une seule femme et qui avait en plus… 83 ans !

Récemment, comme personne ne sait exactement quelles sont les zones à stimuler pour procurer ce plaisir, les scientifiques l’ont rebaptisée le complexe clitorido-urétro-vaginal et même complexe clitorido-prostato-urétro-vaginal  pour certains.

Études scientifiques VS expérience féminine

La sexualité de la femme a beaucoup évolué ces dernières années en fonction de ce Point G. Mais là où les scientifiques localisent au millimètre près cette zone du plaisir féminin, les femmes rejettent l’idée d’une localisation anatomique unique et précise. Le fait est qu’il n’y a aujourd’hui aucune donnée fiable de niveau scientifique correct.

La majorité des femmes croit que le point G existe réellement, mais la plupart ne sont pas en mesure de le localiser. Malgré des équipements hauts de gamme tels que les scanners et les I.R.M. ou tout autre appareils d’imagerie, seul le clitoris apparaît comme entité unique. Aucune preuve de l’existence du point G n’a été relevée. Toutefois, on peut mettre en avant un regroupement entre les rapports et les témoignages de l’existence d’une zone très sensible de la paroi antérieure distale du vagin. C’est depuis ce consensus là que l’on a débaptisé le point G qui est une structure anatomique précise au profit du terme de « complexe clitorido-urétro-vaginal ».

Complexe clitorido-urétro-vaginal… Mais keskecé ?

Je vous l’accorde, c’est un nom sacrément barbare ! C’est la façon des scientifiques de situer une région sur la face antérieure du vagin à quelques centimètres de l’entrée qui serait rugueuse et qui gonflerait sous l’excitation sexuelle. Mais il existe cependant une condition pour que cela soit possible : lorsqu’il existe des glandes para-urétrale. C’est l’équivalent de la prostate chez l’homme, mais toutes les femmes n’en ont pas !!

Comment stimuler le Complexe clitorido-urétro-vaginal ?

La stimulation de cette zone permet d’accéder au plaisir, mais pas obligatoirement à l’orgasme.
Plusieurs critères sont requis pour cela :

  • Un relâchement total
  • Accepter d’outrepasser la sensation première qui est d’avoir envie d’uriner. Ensuite, c’est la sensation de plaisir qui prend le dessus.
    Au point culminant du plaisir, si la femme pousse, elle peut projeter un liquide fontaine que l’on appelle également aux États-Unis du « squirting. » C’est ce que l’on appelle improprement l’éjaculation féminine. C’est l’émission abondante de liquide pendant le rapport sexuel. Si à l’inverse, la femme contracte son périnée, le plaisir sera présent, mais sans aucune éjaculation.
  • Lorsqu’une femme maîtrise son anatomie et qu’elle connaît son corps parfaitement, elle parvient à stimuler cette zone par la pénétration en adoptant des positions qui augmentent l’appui de la verge sur la face antérieure du vagin. La position la plus efficace pour cela est la position d’Andromaque modifiée. L’homme est sur le dos et la femme le chevauche tout en se penchant en arrière.

Sinon en dernier recours, il y a la stimulation manuelle avec les doigts en forme de crochets qui signifient un « viens voir ici ». Vous pouvez également appuyer légèrement sur le pubis afin d’augmenter la force du contact entre les doigts présents dans le vagin et le complexe clitorido-urétro-vaginal. Le frottement n’est pas efficace contrairement à la pression accompagnée de légers mouvements circulaires.

Comme vous le constatez, on est encore loin de tout connaître sur cette fameuse zone et il appartient à tout un chacun de trouver le moyen d’atteindre son propre plaisir.

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